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Le changement climatique menace la faune et la flore océaniques PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 04 Juin 2009 10:40

Le changement climatique rend les océans plus acides et cette tendance menace de manière irréversible la faune et la flore océaniques, préviennent les académies des sciences de 70 pays dans un document publié lundi. 

"Afin d'éviter de graves dégâts aux écosystèmes océaniques, il est nécessaire d'engager une réduction profonde et rapide des émissions de dioxyde de carbone d'au moins 50% (par rapport aux niveaux de 1990) d'ici 2050 et bien plus encore après", indiquent-elles.

Leur texte est publié alors que s'ouvre à Bonn un nouveau cycle de négociations sur le climat. L'objectif est de contribuer à faire un succès de la conférence internationale de Copenhague, qui doit aboutir à la fin de l'année à un successeur au Protocole de Kyoto.

 

Les académies des sciences signataires de cet appel expliquent que l'absorption par les océans des masses en augmentation du CO² émis par la combustion de carburants modifie leur environnement chimique et attaque les capacités des organismes vivant à se protéger. Le corail et les crustacés sont principalement victimes de cette tendance.

Si la teneur en CO² de l'atmosphère devait passer de son niveau actuel de 387 particuliers par million (ppm) à 550 ppm, indiquent-elles, les barrières de corail de toute la planète seraient menacées de dislocation.

"Ces changements dans la composition chimique des océans seront irréversibles pendant des milliers d'années, et leurs conséquences biologiques pourraient durer bien plus longtemps encore", soulignent les académies.

 

Pour Martin Rees, qui préside la Royal Society, l'académie des sciences britannique, le monde pourrait assister à une "catastrophe sous-marine". "Les effets seront mondiaux, menaçant la sécurité alimentaire, réduisant la protection des littoraux et nuisant aux économies locales", indique-t-il.

Si les rejets carboniques se poursuivent à leur rythme actuel, l'acidification des océans atteindra en 2050 des niveaux jamais observés en plusieurs dizaines de millions d'années, poursuivent les académies des sciences.

 

 

 


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